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Petite promenade singulière dans mon univers.
Je vous invite à partager mes amis les livres, la peinture, le dessin, la musique.
Mais aussi tous les moments de la vie.

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samedi 11 mai 2013

La promenade.Galane.2013.



Le petit chien est là, qui attend patiemment
Que son maître lui parle
Que son maître le sorte.
Il tourne en rond sur son petit tapis
Et il change de place pour la nième fois.
C'est alors que le maître
Lui met son baudrier
Et il le met en laisse
Pour se promener.
Et le chien n'en peut plus et jappe de bonheur
Il n'attendait pas tant, de partir à cinq heures.
Lors, il se met en route
En remuant la queue
Heureux et sautillant.
Sur le trottoir, dehors, il sait qu'il croisera
Des petits malchanceux
Au ventre creux.
Il fera bon accueil à la gente canine
Et se retournera pour faire ses adieux.

Le petit Boule.Galane.2007.



Plus un seul bruit connu ni de voix qui m'appelle
La pâleur du soleil n'atteint pas mes yeux clos.

Des mots tendres et doux cherchent en vain mon oreille
Les mains qui me caressent refusent mon sommeil.

La douleur et les larmes de mes maîtres m'atteignent
Leur amour triste et sourd à cette fin cruelle
M'enveloppe, je ne sens plus le froid.

Je me fonds dans l'amour des deux mains qui m'étreignent,
Je happe l'odeur du jour une dernière fois

Et je m'endors enfin, bercé par leurs deux voix.

jeudi 9 mai 2013

L’enfantine.Galane.2013.


                          
Pourquoi dis-tu que je reste enfantine
Que je parle bien trop,
Et que je suis gamine.
Je joue avec la vie
Car elle est opportune
Et qu’il faut l’enfourcher au triple galop.
Est-ce cela croire à la lune ?
Je suis juchée sur mes sabots,
Je m’empanache de plumes
Et je m’amourache de ce qui est beau.
Petit éventail sur ma frange trop courte
Le souffle de l’amour me donne du sang neuf
Et je m’emparadise
Et je ris de bon cœur.
N’est-ce pas qu’il faut vivre à cent à l’heure ?
Je cours aux rendez-vous,
Mais j’arrive en retard,
Car je suis faite femme,
Qu’il n’est jamais trop tard
Pour jouer et grandir
Et pour s’affranchir.
Alors, ne gronde pas et dis moi simplement
Que tu as peur du temps
Qui t’ajoute des ans.
Pourtant je suis à toi quand même je m’évade
Et joue effrontément à te rendre jaloux.
Je ne suis pas méchante
Et je t’aime beaucoup,
Mais je n’arrive pas à tout prendre au sérieux.
Ce n’est pas ma faute à moi
Si tu es déjà vieux.

Conciliabules.Galane.2013.



Petits conciliabules au creux de l’oreiller
Et maints chuchotements des baisers sur la peau,
On s’enlace en silence sans se réveiller,
Les nuages s’effacent en petits troupeaux.

Mes mains cherchent ton corps sous les draps de lin blanc,
Tu courbes tes épaules paresseusement.
Tes lèvres s’effarouchent sous le soleil couchant.
On se dandine enfin irrespectueusement.

Tu me frôles des yeux et caresses mon nom
D’un murmure joyeux de douceur féminine
J’enlève ta chemise de soie et de linon
Tu livres des secrets troublants, tu imagines.

Et tes cheveux épars courent et se bousculent
Tandis que la soirée refuse de tomber
Au pied du lit le chien proteste et déambule
On dirait que le ciel commence à se plomber.

mes aquarelles 2013. Le coquillage.


L’espoir.Galane.2013.


             
Toujours fuir et partir, tu ne peux donc rester
En place et t’installer. Tu vas retrouver l’île
Que tu as quittée voici quelques années
Pour chercher le bonheur. Il me faut accepter
Que tu ailles si loin. N’est-ce pas inutile
Tu finiras tes jours seule et déracinée.
Si je pouvais d’un coup de baguette magique
Te garder près de moi pour pouvoir te chérir,
Je bâtirais des ponts, lancerais des rivières,
Pour que ton avenir devienne magnifique.
Mais au lieu de cela tu voudrais conquérir
La gloire et la reconnaissance entière.
Sois sûre que je comprends ton départ imminent
Que je t’aime au delà de ce qu’on peut aimer
Mais au fond de mon cœur un petit pincement
M’annonce la douleur qu’il me faudra calmer.
Je voudrais tellement te savoir heureuse
Savoir que pour quelqu’un tu comptes énormément
Que tu es entourée et aussi amoureuse
Enfin que tu n’auras plus jamais de tourments.
Je vais donc espérer en me croisant les doigts
Que tu auras tout ce que tu peux attendre
La vie t’a faite belle, mais tu l’ignores, ma fois
Et tu devrais avoir ce que tu peux prétendre.
Vois, je patienterai, attendrai ton courrier
Et me préparerai à aller te rejoindre
Et je cherche déjà dans le calendrier
Une date bonheur qui ne sera pas des moindres.

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Je vis dans l'Ile de La Réunion depuis novembre 1970 et je m'y plais. J'ai fait toute ma carrière d'enseignante à La Réunion. J'aime dessiner, peindre, coudre, lire et écrire.