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Petite promenade singulière dans mon univers.
Je vous invite à partager mes amis les livres, la peinture, le dessin, la musique.
Mais aussi tous les moments de la vie.

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dimanche 7 avril 2013

Papillons.


 Maquillage d’été des blés mûrs et dorés
De mèches échevelées sous l’azur bleu pastel
De menus papillons aux ailes mordorées
S’évadent des épis et colorent le ciel.

Et la terre flamboie au feu des coquelicots
Exhalant la rumeur des oiseaux par milliers
Aux teintes douces brunes et plumes abricot
Flotte silencieuse, compagnons familiers.

Le bronze et le damier au tissage nacré
Volètent fièrement balancés par la brise
Escouade  colorée de nuances ocrées
Tandis que la sylvaine se volatilise.

Un sphinx fort et dodu  se pose abruptement
Sur la tige feuillue d’un chêne un instant
Et se soulève enfin vers le bleu firmament
En grands cercles  planants, battements cahotants.

Un azure porte queue aux ailes violettes
Vient s’ébattre un moment sur les  têtes blondies
Du champs  de céréales et part à l’aveuglette
Près d’un hespéridé ailes mauves hardies.

Une écaille fermière de dentelles fleuries
Tend ses ailes tâchées et s’évade sans bruit
Tête lourde et gourmande et jupe canari
Et s’enfuit fièrement dans l’appel de la nuit.

La marée


Que de senteurs perdues dans ce vent de marée
Où la brise d'été défaisait nos cheveux
Dans notre pauvreté de tenues chamarrées
Espérance de cœur joyeuse dans les yeux.

Les jambes salées et les pieds envasés
Nous trainions dans la mer nos savates à jours
Cherchant les larges praires parfois enlisés
Nous comptions en silence notre pêche du jour.

Je respire l'océan en traînant mes pensées
Dans l'abîme d'idées qui vont de ça de là,
Qui parcourent le varech et coquilles passées
Au tamis de nos doigts du sable que voilà .

Que voici donc le goût des étés d'autrefois
Du diable par la queue, des amours enfantines
Des repas de poisson rôtis au feu de bois
Des histoires de familles qu'on dit en comptine.

Était ce le bonheur de nous voir attentifs
Écouter les leçons comme on dit une messe
Nous étions généreux et alors créatifs
Et nous nous nourrissions de mots et de caresses.

Et le vent souffle encore sur les courts tamarins
Ivres de sel et d'eau que transpire la marée
Et l'on court se sécher en cassant quelques brins
Sauvages et vivifiants  comme pour se parer.

Et  sous l'eau le roulis des galets sonne alors
Ton grave et régulier qui coule et qui transporte
Les plus vieilles idées, les plus tristes remords
Qui berce doucement  et  frappe à notre porte.
   

La neige des sentiments


Le gris de mes pensées envahit mon cerveau
Qui filtre les nuages de tristesse parlant
Il évince l'espoir nécessaire et le beau
Étalant ses humeurs de vieux singe savant.

Il neige sur mon cœur des flocons de détresse
Qui noient mon univers de pâleurs chimériques
Happant le désamour et la folle jeunesse
La torpeur du matin se meurt à l'identique.

Aucun cri ni de son ne s'évade pourtant
Le silence pesant sur les sombres idées.
Un frisson douloureux tente, en s'échappant
De museler la peine trop fortement bridée.

Comme une onde légère suave et vaporeuse
Rêverie de toujours d'un noyé en souffrance
Je happe les odeurs d'une vie plus joyeuse
Avant que de sombrer dans la désespérance.

samedi 6 avril 2013

Défiance.



Bel amour torturé de fils barbelés
Qui se tord et supplie, se lamente et se meurt
Tourné vers un passé géant échevelé
Ne peut mettre un bémol à ses méchantes peurs.

Ce matin tu croyais, mon impossible amour
Que je ne t'aimais plus et souffrais mille feux
Lors, je t'ai assuré que je t'aime toujours
Mais ton âme meurtrie veut se fermer les yeux.

Écoute mes émois quand je chante ton nom
Et sens un peu mon cœur qui caresse le tien
Regarde le bonheur à perdre la raison
Et serre moi encore comme tu le fais si bien.

J'ai besoin de savoir ton bonheur majuscule
Tissant  un lendemain  pour mieux te protéger
Et l'horloge du temps te façonne, incrédule,
Une voix implorante au ton doux et  léger.

Dis moi mon bel amour, ma tendresse nocturne
Que tu sais arrêter mes élans de froidure
Éclairant  doucement d'une improbable lune
Les moments de bonheur et pour que cela dure.

Tu voulais que ton nom résonne dans mon cœur
Et murmures tout bas que tu ne m'aimes plus
Nos âmes ne sont plus que deux petites sœurs
Qui souffrent maintenant de nous avoir voulus.

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Je vis dans l'Ile de La Réunion depuis novembre 1970 et je m'y plais. J'ai fait toute ma carrière d'enseignante à La Réunion. J'aime dessiner, peindre, coudre, lire et écrire.